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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 11:56

POLINA.jpg

Polina

Bastien Vives

BD

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Chose rare sur ce blog (pour ne pas dire inédite !), voici une petite note sur une BD que je viens de terminer et qui je trouve sort pas mal de l'ordinaire !

 

Elle sort de l'ordinaire de par le thème (la danse), de par le graphisme (noir et blanc presque esquissé) et de par son nombre de pages important. Donc une agréable découverte !!

 

L'histoire est celle de Polina, 6 ans, petite fille aux oreilles décollées qui intègre une prestigieuse école de danse. Rigueur, professeurs exigeants, préparation au ballet...Le parcours d'une ballerine au talent remarqué.

 

Polina grandit, s'affirme, fait des choix pas toujours évidents. On suit avec plaisir ses évolutions et Bastien Vives dispose d'un talent assez remarquable pour nous faire partager en quelques dessins et quelques bulles les sentiments de cette jeune fille.

 

J'ai beaucoup aimé ses dessins assez épurés, parfois un peu floutés ou gommés. Quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu'il n'y a pas beaucoup de choses dessinées, mais ce qui est dessiné exprime parfaitement les sentiments des personnages. L'histoire est solide, le scénario assez abouti, ce qui n'est pas toujours le cas dans l'univers de la BD. Enfin une belle réussite pour un artiste que je découvre et qui n'a que 27 ans !

 

Quelques extraits :

 

vives_3.jpg

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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 16:35

eux.jpgEux sur la photo

Hélène Gestern

Août 2011

 

 

 

Mon avis :4.gif

 

L’histoire commence comme une bouteille à la mer : Hélène, dont la maman est décédée lorsqu’elle avait 3 ans, cherche à en savoir plus sur cette femme dont personne ne parle.

Son seul indice : une photo d’un match de tennis publiée dans un journal local sur lequel elle figure.

 

Plusieurs semaines plus tard, un homme, Stéphane, lui répond. Non, il ne connait pas cette femme. Par contre, l’homme qui se tient à côté d’elle est son père…

 

Commence alors des échanges épistolaires entre Hélène et Stéphane. Ils vont peu à peu tenter de comprendre ce qui relie leurs deux familles. Le lecteur suit alors l’évolution de leurs investigations, leurs hypothèses échafaudées à partir des photos de familles retrouvées de part et d’autre.

 

La recherche de la vérité fera avancer leurs propres vies d’adulte, remplir le vide des secrets trop longtemps gardés.

 

Une belle histoire d’amour, une structure romanesque dynamique qui happe le lecteur dès la première page.

 

Même si l’impression de lecture est très positive, il manque juste ce je ne sais quoi pour en faire un livre excellent !

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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 14:58

la-couleur.jpgLa couleur des sentiments

Kathryn Stockett

Septembre 2010

 

Mon avis :3-5.gif

 

 

Mississipi, dans les années 60.

 

Il y a d’un côté les Blancs, de l’autre, les Noirs. Les lois sur la ségrégation sont légion. Les femmes noires travaillent pour les riches familles blanches, s’occupent de leur maison, élèvent leurs enfants. Mais surtout, surtout, elles ne doivent pas utiliser les mêmes toilettes que leurs patronnes. Les Noirs, ça apporte des maladies…Incroyable !

 

Dans la ville de Jackson, une jeune fille issue d’une famille de riches propriétaires terriens décide dans le plus grand secret d’écrire sur ces « bonnes ». Elle-même a été élevée par une bonne noire, qui a mystérieusement disparu à son retour de ses 4 années passées à la fac.

 

Elle va ainsi recueillir les témoignages d’Aibileen, puis de Minny qui n'a pas sa langue dans sa poche, puis d’un tas d’autres femmes employées, ou plutôt exploitées chez les Blanches.

 

Roman polyphonique dans lequel on peut lire tour à tour la vision de Skeeter, la jeune blanche, d'Aibileen et de Minny, les bonnes noires employées chez ses amies.

Les personnages sont attachants, l’histoire bien menée et très agréable à lire.

 

Certes, le sujet n’est pas nouveau, mais le point de vue en parallèle des Blanches et des Noires est assez intéressant. Difficile de se dire que tout cela date d’à peine 50 ans…

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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 14:44

rien-ne-s-oppose.jpgRien ne s’oppose à la nuit

Delphine de Vigan

Août 2011

 

Mon avis : 3-5.gif 

 

Difficile de passer à côté de ce livre phare de la rentrée littéraire, qui fut sélectionné sur la liste des nominés au Goncourt.

 

Delphine de Vigan s’attaque à un vaste sujet personnel : sa mère, Lucile. Il s’agit d’une biographie romancée de la vie de cette femme fragile, qui n’aura trouvée d’issue que dans le suicide.

 

La construction du « roman » est très intéressante : on assiste en « live » à sa construction, avec les doutes et difficultés de l’auteur, les réticences à témoigner de cette famille meurtrie.

 

L’histoire de cette famille est en effet très dure, parsemée de drames et de secrets.

 

Lucile est un personnage attachant, à part, d’une beauté inouïe. C’est elle qui se trouve en photo sur la couverture du livre. Mais Lucile va sombrer petit à petit dans la drogue et dans la folie, sous les yeux de l’auteur et de sa petite sœur. L’anti mère parfaite, mais qui a fait de son mieux d’après ses propres termes.

 

Ce qui est le plus troublant dans cette histoire, c’est justement de se dire que c’est une histoire vraie. J’ai maintes fois regardé la photo de la couverture, à la recherche d’indices sur cette femme, ce qu’elle pouvait penser, ce à quoi elle pouvait rêver.

 

Alors je dirais que Delphine de Vigan se sort très bien de cet exercice littéraire et intimiste. J’ai longtemps hésité à acheter ce roman dont tout le monde parlait pour le simple fait que je me disais « mais qui ça intéresse l’histoire de famille de Delphine de Vigan ??? », cela doit être très voyeur, très Paris-Match larmoyant.

Finalement, non, c’est très prenant et très bien écrit, malgré je trouve quelques longueurs vers la fin. En tout cas, un bel hommage à sa maman.

 

Delphine de Vigan n’a pas eu le Goncourt, mais vient d’obtenir le prix du roman Fnac.

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