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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 20:29
Les fantômes du palace
Martha Grimes
384 pages
Février 2008

4ème de couverture :

Devenue une célébrité à Spirit Lake après avoir élucidé deux meurtres, la jeune Emma Graham, douze ans, est sollicitée par le journal local pour écrire un feuilleton narrant ses aventures. En proie au syndrome de la page blanche, fouillant le passé en quête d'inspiration, elle s'intéresse à un palace, le Belle Rouen, détruit dans un incendie une vingtaine d'années plus tôt. Elle découvre au fil de ses recherches que le bébé d'un couple de riches New-Yorkais y a été enlevé quelque temps avant le sinistre. Une affaire jamais résolue et dont, bizarrement, la presse a fort peu parlé à l'époque. Il n'en faut pas plus pour que le Sherlock en jupon se lance dans l'enquête, remuant ciel et terre pour retrouver des témoins, exhumant de vieux secrets de famille... Après Le Meurtre du lac et Le Crime de Ben Queen, le retour de la très futée Emma Graham, dont la sagacité pourrait en remontrer à Richard Jury, l'autre héros récurrent de la grande Martha Grimes, l'une des reines du roman policier à l'anglaise et habituée de longue date des listes de best-sellers.

Mon avis :

Ce livre m'a été offert par
Babelio à l'occasion de l'opération Masse Critique.

Tout d'abord, et pour éviter d'en décevoir certains qui seraient tentés par ce roman, il est à mon avis hautement recommandé de lire les 2 précédents romans de Martha Grimes...En effet, l'auteur fait souvent référence à des faits anciens dont il est probablement question dans les enquêtes précédentes sans nous expliquer très clairement de quoi il s'agit. Ensuite, les personnages sont très peu présentés et je me suis souvent demandé qui était qui.
C'est un peu comme si vous commenciez la série Harry Potter au tome 3 : vous comprenez l'histoire principale, mais vous ne profitez pas de tout ce qui va autour.
Concernant l'histoire, je dirais : mouais, c'est gentillet. Cette petite détective en culotte courte n'est pas toujours crédible quand même. Elle a douze ans, et tout le monde lui parle, lui confie ses secrets, lui ouvre sa porte pour répondre à ses questions.
C'est plaisant, sans plus.
Malgré tout, je pense que si je tombe un jour sur le 1er tome de la série, je le prendrai volontiers.

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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 11:19
La consolante
Anna Gavalda
637 pages
Février 2008



Résumé :
Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.
«
Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.
C'est fini, tu comprends ?
»
Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.

Mon avis :

Quelle déception !! J'avais adoré "Ensemble c'est tout" et j'étais très contente de retrouver la plume d'Anna Gavalda.
Et là, horreur, je ne sais pas ce qui est arrivé à l'écrivain...

Tout d'abord, le style : on ne sait pour quelle raison, mais tous les pronoms personnels ont été supprimés (voir l'extrait ci-dessus pour comprendre...) Mais qu'est-ce que c'est que cette coquetterie littéraire qui pour le coup n'apporte RIEN si ce n'est l'agacement du lecteur !!! Le style est haché, lourd et désagréable.

Quand bien même on essaie de passer au-dessus, l'histoire en elle-même est très lente à démarrer. Plus de 300 pages pour enfin entrer dans l'histoire. Ouf !! Mais 100 pages plus loin, tout retombe...
Il y a quand même quelques passages drôles et attandrissants, mais il faut les chercher !

J'avoue que j'ai peiné à le terminer et que j'ai fini par lire en diagonale pour arriver à une fin sans surprise...

Si vraiment vous voulez le lire, empruntez-le à quelqu'un ou attendez la sortie en poche, car franchement, 24,50 euros, c'est cher payé...
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 13:35
Tous les chemins mènent à Compostelle
Jean-Yves Grégoire
255 pages
Octobre 2007

4ème de couverture :
Après des siècles de léthargie - et même presque d'oubli -, les vieux chemins de Compostelle se sont réveillés. Depuis une bonne décennie, ils répondent à un engouement qui ne se tarit pas et va en s'amplifiant au fil des ans. Pourquoi ? Nul ne le sait vraiment. Besoin d'espace et de vie plus vraie, sans doute. Le motif du départ répond le plus souvent à une soif culturelle, à un désir hédoniste ou à un défi sportif. En chemin, le voyage se transforme en échange avec les autres, en introspection, en quête spirituelle. L'homme découvre alors qu'il est parti à la recherche de sa vraie nature, dans un écart par rapport à lui-même.

J.-Y. Grégoire voyage depuis le milieu des années 1990 sur ces chemins du passé qui nous projettent sur les espérances du futur. Il tente d'en percer le mystère et de comprendre les raisons de ces nouvelles errances. Les chemins de Compostelle sont multiples, chacun réserve son éblouissante beauté, sa pureté, sa dureté. Intrinsèquement tous différents, et pourtant si semblables et tendus vers un même but... Car tous ces Chemins des Étoiles mènent à Compostelle.

Mon avis :
Tout comme Flo, j'ai sélectionné et reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse Critique menée par Babelio.

Je ne suis pas du tout adepte des pèlerinage ni fervente pratiquante catholique. Néanmoins, cet ouvrage m'a attiré car j'ai autour de moi des personnes qui ont effectué un bout du chemin de Compostelle.
Alors j'étais curieuse d'en savoir un peu plus sur les motivations des pèlerins du 21ème siècle.

Sur ce point, et bien je n'ai pas vraiment eu la réponse dans ce livre. En effet, l'auteur nous parle des chemins menant à Compostelle certes, mais j'ai trouvé que le récit était plutôt composé d'une suite de villes et village ainsi que de descriptions de paysages plutôt que de ressentis personnels. J'avoue m'être parfois un peu ennuyée à la lecture de certains passages.

Par contre, j'ai vraiment apprécié les photographies. Il se dégage de ces photos une certaine quiétude, un apaisement, de la sérénité. La campagne française et espagnole est belle, les villages semblent hors du temps.


Alors rien que pour les images, ce livre vaut la peine.

Les textes parleront peut-être plus à ceux qui connaissent les lieux décrits.
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 12:33
Les trophées de Constance & autres objets de désir
Nathalie Cachin
129 pages
Janvier 2008


4ème de couverture :

Regarder les hommes vivre occupe une bonne partie de ma vie. Je m’attache aux détails, je les suis du regard, je m’accroche à leurs yeux, à leurs gestes, à leur corps, à leur démarche, à leur peau… Non, je ne m’accroche pas, je les aime libres.
Je les croise, je me mets, l'espace d'un instant, d'une heure, d'une nuit, à leurs côtés, parfois je ne les touche même pas vraiment, je les effleure, je les frôle.
Je ne leur cours pas après, je ne les vampe pas. Ils surgissent dans ma vie quand je ne les attends pas et ils y jettent le trouble.
Ces frôlements font trembler l’eau calme de ma vie de célibataire, puis ils disparaissent.


Mon avis :
Et bien, cela fait plaisir de découvrir des ouvrages comme celui-ci ! Les trophées de Constance, c'est un petit recueil de 18 nouvelles ayant pour thème central les rencontres hommes - femmes.
Un peu à la manière de tranches de vie sentimentales, parfois fleur bleues, parfois plus passionnelles, les objets de désir (autrement dit, les Hommes avec un grand H) de Nathalie Cachin s'enchaînent au fil des pages.
Si vous êtes une jeune femmes trentenaire, célibataire ou non, ce livre vous parlera forcément !
J'ai particulièrement apprécié l'écriture légère et enjouée. Et puis la ponctuation m'a également surprise. En effet, là où j'avais envie de mettre un point, la phrase rebondie à chaque fois avec une virgule, donnant ainsi un rythme des plus agréable. Enfin il faut lire les nouvelles pour comprendre !!
J'ai souvent regretté que la nouvelle s'achève déjà, triste de quitter l'héroïne de ces quelques pages...

Voilà pour le côté "littéraire" de la découverte !

L'autre point super important et qui pourra intéresser certains d'entre-vous, c'est que Nathalie Cachin a été révélée grâce à la "blogosphère".
Depuis un peu plus d'un an, elle tenait un blog dans lequel elle parlait d'elle et de sa vie parisienne. Chaque chronique avait ainsi un peu l'allure d'une nouvelle à elle seule.
Je vous laisse découvrir son blog : Chroniques parisiennes et d'ailleurs
Assurément, si vous lisez quelques chroniques (privilégiez les plus anciennes) et que vous souriez, vous aimerez Les trophées de Constance.
Elle a ensuite été repérée par un éditeur et le début de l'aventure commençait alors.

Pour parfaire la découverte, voici une interview de l'auteur faite par Anne-Sophie Demonchy de La Lettrine
Cliquer ici pour voir l'interview.
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