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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 19:16

indien.jpg Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire
Vikas Swarup
Avril 2007
364 pages

4ème de couverture :
Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de «Qui veut gagner un milliard de roupies ?», la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie... Car ces réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mais au hasard de ses aventures mouvementées ! Du prêtre louche qui laisse trop volontiers venir à lui les petits enfants à la capricieuse diva de Bollywood, des jeunes mendiants des bidonvilles de Bombay aux touristes fortunés du Taj Mahal, au fil de ses rencontres, le jeune homme va apprendre que la fortune sourit aux audacieux... 


Extrait :
"J'ai été arrêté. Pour avoir gagné à un jeu télévisé. On est venu me chercher tard dans la soirée, à une heure où même les chiens errants dorment déjà. Ils ont enfoncé ma porte, m'ont passé des menottes et m'ont escorté jusqu'à la jeep qui attendait en faisant tourner son gyrophare rouge."

Mon avis :  undefined

Un livre très dépaysant dans l'Inde moderne. Beaucoup d'humour, de générosité, de cruauté et d'amour. On ne s'ennuie pas une seconde. J'ai beaucoup aimé la construction de ce roman.
Chaque chapitre correspond à une question du jeu "Qui veut un milliard de roupies?", l'équivalent de notre "Qui veut gagner des millions", avec le Jean-Pierre Foucault local, un brin mafieux.
Et on se rend compte que sans être allé à l'école, le jeune Ram s'est en fait cultivé au travers des différentes rencontres qui ont jalonné sa vie. 
Un très beau roman sur l'Inde des miséreux qui tentent par tous les moyens de survivre, abordé d'une façon très originale.

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 19:29

mathilda.jpg La dernière valse de Mathilda
Tamara McKinley
Février 2005
567 pages

4ème de couverture :
Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un der­nier hommage à cette femme courageuse.

Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte : que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant...

Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. À mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga ?

Par son atmosphère envoûtante, la force de ses person­nages, cette saga australienne s'inscrit dans la lignée des chefs-d'oeuvre de Colleen McCullough.

Tamara McKinley a été élevée par sa grand-mère en Australie. Publié dans dix-sept pays, La Dernière Valse de Mathilda a enthousiasmé des centaines de milliers de lectrices. En Suède, ce roman a été élu «saga de l'année».

Extrait :
"L'horizon semblait vibrer, diluant l'ocre lumineux du désert dans le bleu immaculé de la voûte céleste. Autour de Mathilda résonnaient les sons au sein desquels elle avait grandi ; cet univers qui était le sien faisait entendre sa voix propre, dont les intonations familières lui apportaient  un réconfort inattendu.
Elle ferma les yeux. Aux geignements des moutons dans les enclos se mêlaient les cris des cacatoès querelleurs, aux crêtes couleur de soufre, le caquètement lointain des kookaburras rieurs, et les cliquetis des harnais. Dans l'épreuve la plus douloureuse de sa vie, le charme de Churinga opérait encore."

Mon avis : undefined

Une histoire de femme pour les femmes !
J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman australien. Ce n'est pas de la grande littérature, mais le charme opère quand même.
Le cocktail : amour, aventure, descriptions de paysages grandioses, vieilles histoires de famille.
On dirait la saga de l'été de TF1 !
Il m'a été difficile de lâcher cette histoire envoûtante et très dépaysante.
Seul petit bémol : le roman est quand même parfois un peu cousu de fil blanc.  

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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /2007 14:14

kafka.jpg Kafka sur le rivage
Haruki Murakami
Décembre 2005
638 pages

4ème de couverture :
Kafka Tamura, quinze ans, s'enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d'un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIe siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au coeur du Japon contemporain.

Extrait :
"- Nakata est désolé, mais il ne connaît pas ce monsieur.
- Ah bon? Tu ne connais pas la chaîne de fast-foods Kentucky Fried Chicken? C'est étonnant, de nos jours. Enfin, bref, peu importe. En fait, ce vieux est une idée abstraite. Ce n'est ni un homme, ni un dieu, ni un bouddha. C'est un concept, donc il n'a pas de forme. Mais comme il faut une apparence extérieure, il prend de temps en temps cette forme-là.
Nakata frotta sa chevelure poivre et sel d'un air embarassé.
- Nakata ne comprend pas bien ce que vous dites.
- Pour être franc, moi non plus, je ne comprends pas bien."

Mon avis  : undefined

Après n'avoir lu que des critiques élogieuses à l'égard de ce roman, j'avoue avoir été un peu déçue...J'ai eu beaucoup de mal à me laisser transporter dans l'univers de Murakami, auteur que je découvre. Ce roman nous fait voyager dans un univers onirique et mystérieux, où tout n'est que métaphore, allégorie et sens caché, le tout avec une écriture envoûtante.

En ce qui concerne l'histoire, la trame de fonds est le mythe d'Oedipe revisité à la sauce Murakami. Cependant, au fil des pages, l'auteur nous éloigne petit à petit de ce sujet de base. Le roman alterne entre l'histoire de Kafka, jeune adolescent fugueur, et Nakata, vieux monsieur simple d'esprit qui a perdu ses facultés mentales lors d'un étrange accident pendant la guerre. Tous les deux vont suivre leur propre chemin, attirés par une force qui les dépasse. Ils ne savent pas où ils doivent aller ni pourquoi. Lors de leurs quêtes individuelles, on rencontre alors des chats qui parlent, des sangsues et des poissons qui tombent du ciel et des être fantômatiques venus d'une autre époque. Rationnalistes s'abstenir !

Muraki est un auteur érudie. Les références à la culture occidentale sont nombreuses (à noter d'ailleurs que Muraki a beaucoup plus de succès à l'étranger que dans son propre pays).

Je pense que c'est un roman à relire plus tard car il est à mon sens difficile de tout saisir à la première lecture. J'ai un peu l'impression d'être passée à côté...


D'autres critiques plus enthousiastes:
http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-6067069.html
http://essel.over-blog.com/article-3365604.html

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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 09:39

nothomb.jpg Ni d'Eve ni d'Adam
Amélie Nothomb
Août 2007
244 pages

4ème de couverture :
« Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Ève ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier. » Amélie Nothomb 

Extrait : (1ère page)
"Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français. Au supermarché, je laissai une petite annonce: « Cours particuliers de français, prix intéressant ».
Le téléphone sonna le soir même. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dans un café d'Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant, je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus. Et comme je n'avais pas eu la présence d'esprit de lui demander son numéro, cela n'allait pas s'arranger. « Il me rappellera peut-être pour ce motif », pensai-je.
Il ne me rappela pas. La voix m'avait semblé jeune. Cela ne m'aiderait pas beaucoup. La jeunesse ne manquait pas à Tokyo, en 1989. A plus forte raison dans ce café d'Omote-Sando, le 26 janvier, vers quinze heures.
Je n'étais pas la seule étrangère, loin s'en fallait. Pourtant, il marcha vers moi sans hésiter."

Mon avis :  2-5.gif

Mais où est donc passée l'Amélie Nothomb des Catilinaires, d'Hygiène de l'Assassin et de Cosmétique de l'ennemie ?
C'est quand même la 3ème année consécutive que je suis déçue par le cru Nothomb...mais malgré tout, je ne peux m'empêcher d'aller l'acheter dès sa sortie. Allez comprendre !

Pour son 16ème roman, Amélie nous fait partager un épisode de sa vie nippone, tout comme elle l'avait fait dans Stupeur et Tremblements. Cette fois-ci, c'est l'étrange expérience amoureuse de la belge et d'un tokyoïte, Rinri, qui nous est racontée. Cela donne lieu à un roman assez intimiste et personnel mais tellement plat par rapport à ses premiers romans ! J'ai quand même apprécié les notes d'humour sur la culture japonaise et les incompréhensions que cela engendre sur la jeune européenne. L'autodérision est toujours au rendez-vous.
Mais il manque à mon sens dans ce roman ce qui fait le charme d'Amélie : sa loufoquerie et son côté déjanté.
Ni d'Eve ni d'Adam reste un roman trop "sage" à réserver aux adeptes du personnage qui auront ainsi l'occasion d'en savoir un peu plus sur le passé de l'écrivain.

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