Les tribulations d'une caissière
Anna Sam
mars 2008
190 pages
4ème de couverture :
Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que
nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour
nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de
lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre
qui ne ressemble à aucun autre.
Mon avis :
Vous avez sûrement entendu parler de cette jeune femme de 28 ans, agrégée de lettres modernes et malgré tout caissière. Elle s'est faite remarquer par le biais de son blog dans lequel elle
racontait avec humour ses aventures de caissière de supermarché. http://caissierenofutur.over-blog.com/
Bon, soit, c'est drôle par moment. Que vous ayez été un jour dans votre vie caissière, comme moi, ou alors que vous soyez simple client de supermarché, vous allez
sûrement vous reconnaître dans ces petites brèves de comptoir.
Qui n'a en effet pas connu le client qui essaie de passer à la caisse moins de 10 articles alors qu'il a un caddy plein ? Ou alors la cliente qui se présente avec une pile de bons de réductions
ou de 100% remboursé ? Et si vous avez été caissière, comment optimiser les 20 minutes de pause généreusement octroyées après 6 heures de travail ? Et les pauses pipi ??
Le livre, quoique rapide, reste somme toute assez répétitif. J'ai eu une impression de remplissage par moment, ce qui gache le reste à mon sens.
J'ai découvert son blog a posteriori, mais finalement, on y retrouve déjà pas mal d'anecdotes de son bouquin.
Bref, un engouement médiatique (je me souviens avoir vu la demoiselle à différentes émissions TV, genre Ruquier) encore une fois largement surfait...
La femme en vert
Arnaldur Indridason
Janvier 2007
346 pages
4ème de couverture :
Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange... Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au
commissaire Erlendur. L'enquête remonte jusqu'à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace
d'une Islande sombre et fantomatique...
Mon avis :
Pour cette seconde rencontre avec le maître du polar Islandais après la Cité des Jarres, je n'ai pas été déçue !
Tout d'abord, parlons de l'ambiance. Comme à son habitude, l'auteur situe son intrigue en Islande, principalement à Reykjavik mais aussi dans les ports de pêche plus reculés.
Pour moi qui suis allée en Islande, je peux vous dire que le lieux et l'atmosphère ce cette Islande méconnue sont très bien retranscrits.
Ensuite, j'ai retrouvé avec plaisir les personnages déjà découverts dans la Citée des Jarres : l'inspecteur dépressif Erlendur et sa fille déjantée.
Parlons maintenant de l'intrigue. Tout débute par la découverte d'ossements dans un chantier de construction. L'inspecteur va se charger de l'enquête et son équipe va tenter de remonter le fil de
l'histoire. J'ai trouvé par moment quelques longueurs dans l'avancement de l'enquête, surtout dans la première partie, mais rien de trop gênant quand même !
Les chapitres alternent entre l'enquête et des flash-back sur la vie d'une famille islandaise cinquante ans plus tôt dont le lecteur se doute bien que l'histoire est liée à celle des ossements.
Mais quel est ce lien et surtout comment cette famille en est arrivée là ?
Je me doutais quand même bien avant la fin quel serait le dénouement de cette sordide et triste histoire, notamment en raison du titre du roman. Mais cela ne fait rien. J'ai quand même été happée
par l'intrigue car la question est plutôt le "comment" que le "qui"...
En prime, quelque paysages d'Islande pour vous donner envie d'y aller ! Car oui, il pleut tout le temps et oui il fait froid, mais c'est tellement dépayasant !!
Dictionnaire amoureux des chats
Frédéric Vitoux
Avril 2008
721 pages
4ème de couverture :
«Dans l'arbitraire enchanté de mon amour des chats, je n'ai voulu négliger aucune discipline. Ni aucun aveu. J'ai tenu à évoquer les chats dont j'ai eu l'honneur de partager la vie. Je me suis
efforcé de n'oublier aucun des livres que j'ai aimés et où les chats ont joué un rôle à mes yeux prépondérant. Cinéphile, j'ai resongé bien sûr aux films où les matous jouaient les stars ou les
rôles de composition... Mais n'insistons pas ! J'aimerais que le lecteur ouvre, s'il le désire, ce livre un peu au hasard, pour aller de surprises en surprises, de portraits en anecdotes. Qu'il
soit complice en somme de cette promenade dans un domaine qui relève aussi de la plus haute civilisation - car l'homme, en un sens, s'est vraiment civilisé quand il a accepté le chat à ses côtés,
tel un libre compagnon, un associé, et non pas un animal domestique ou domestiqué, ce que celui-ci n'a jamais voulu être...»F.V
Romancier et essayiste, chroniqueur littéraire au Nouvel Observateur, élu à l'Académie française en 2001, Frédéric Vitoux a publié, entre autres, Bébert, le chat de Louis-Ferdinand Céline, La
Comédie de Terracina (Grand Prix du roman de l'Académie française), Les Chats du Louvre et Clarisse.
Mon avis :
J'ai reçu et découvert cet ouvrage dans le cadre de la nouvelle édition de l'opération Masse Critique organisée par Babelio.
Cet ouvrage ne pouvait pas mieux porter son nom ! C'est effectivement un dictionnaire car les articles sont classés par ordre alphabétique ; ensuite, il est question de chats et exclusivement de
chats.
Mais attention, ce n'est pas du tout une encyclopédie sur l'animal à quatre pattes. Non, comme le titre le précise, il s'agit d'un dictionnaire "amoureux", entendons par là que l'écrivain nous
fait partager sa passion pour les chats d'une manière totalement libre. La présentation sous forme de dictionnaire n'est qu'un prétexte à une organisation de ses articles.
Cet ouvrage est très agréable car il nous permet de piocher au grès de nos envie et de notre temps disponible des articles sur des thèmes aussi variés que les chats de gouttière, la toilette du
chat, le nom des chats, la chute du chat, le chat et les oiseaux, l'usage des WC, le Chat Botté, les superstitions liées au chats, les chats de race, les chats et la publicité, les chats et la
littérature...
J'y ai appris pas mal de choses, comme l'origine du chat Maine Coon (il vient de l'Etat du Maine aux USA ! Bah oui, fallait y penser!!)
Ce livre se savoure par petits bouts : une histoire chaque soir !
Certains articles m'ont cependant moins enthousiasmés. Mais c'est pas grave : on abandonne l'article et on pioche un autre au hasard.
C'est certain, Frédéric Vitoux nous fait vraiment partager son amour des chats. A de nombreuses reprises, l'auteur m'a fait rire car j'y ai reconnu des comportements de mon propre chat.
Un livre à conseiller à toutes les bloggeuses fana de leur petite boule de poil !