Les Piliers de la Terre
Ken Follet
janvier 1992
1049 pages
4ème de couverture :
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur
manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent
à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment,
blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.
Mon avis :
Quel roman !!!! Ken Follet réussi le pari fou de vous emmener pendant plus de 1000 pages dans l'univers des bâtisseurs de cathédrales au Moyen Age. Certes, le thème pourrait probablement en
rebuter plus d'un, mais il ne faut surtout pas se laisser impressionner.
Avec Ken Follet, on ne s'ennuie pas une seconde. Aucune longueur, des personnages très touchants et attachants, des descriptions toujours très intéressantes. C'est certain, le maître du roman
d'espionnage a eu raison de se mesurer à la fresque historique.
Et puis, si comme moi vous mettez un peu de temps à avaler ce pavé, pas de problème ! Il y a régulièrement des petits résumés des épisodes passés pour ne pas se perdre.
Ce roman mêle habillement les histoires d'amours, les guerres de pouvoir, les tragédies, le suspense, les défis humains, la corruption, la moralité, l'aventure, le voyage...
Je n'aurais résolument pas eu envie de vivre à cette époque !!
Un roman très dense qui garde néanmoins une très grande facilité de lecture !
A noter la parution en français ce mois-ci de la suite de ce roman "Un monde sans fin".
Le fait du prince
Amélie Nothomb
169 pages
août 2008
4ème de couverture :
« Il y a un instant , entre la 15ème et la 16eme gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate ».
Mon avis :
Chaque rentrée de septembre depuis 15 ans, je m'adonne à deux rituels : l'achat de mon nouvel agenda de l'année et l'acquisition du dernier Amélie Nothomb.
Si ces dernières années, les proses nothombiennes m'avaient plutôt laissées de marbre, je retrouve cette année - enfin - l'Amélie que j'aime tant : déjantée à souhait ! Je rapprocherais cet
opus des Catilinaires
Nous ne sommes plus cette fois-ci dans le domaine autobiographique (quoique...) comme c'était le cas dans le cru 2007 mais plutôt dans le domaine de la fable romanesque.
Nous retrouvons un des thèmes cher à l'écrivain, à savoir le rapport de l'homme à la nourriture et l'identité.
Le roman démarre très fort. Un homme sonne à la porte de Baptiste Bordave, prétexte une panne de voiture, passe un coup de téléphone et meurt sur le canapé ! L'occasion est trop belle pour
Baptiste Bordave : il va changer son identité avec ce mystérieux cadavre.
Et à partir de là, l'imagination d'Amélie Nothomb va bon train. On frise le surréalisme à maintes reprises, le tout avec une espèce de suspense et de mystères autour des personnages.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman, à la fois drôle et décalé. Par contre, la fin m'a un peu laissé perplexe...D'ailleurs, à bien y réfléchir, les romans d'Amélie Nothomb sont souvent
comme ça : une entrée fracassante et une fin où l'on a envie de se dire : tout ça pour ça...
Mais qu'importe, les 169 pages sont quand même un petit délice ! Et comme le suggère l'écrivain dans son interview à La grande Librairie sur France 5, si les romans sont si courts, c'est
justement pour inviter à la relecture. Effectivement, la curiosité passée, je pense qu'il est intéressant de parcourir à nouveau le roman pour en déceler toutes les subtilités et
références...
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Millénium t2
Stieg Larsson
octobre 2006
652 pages
4ème de couverture :
Attention : à ne pas lire si vous souhaitez garder le suspense !!!
Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant
pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu :
un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite
à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes
enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé
psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ?
S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce
deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
Mon avis :
Encore mieux que le 1er tome de millénium ! Il est question dans ce tome d'un trafic de prostituées mais je dirais que le thème central de cet opus est plutôt l'énigmatique et névrosée
Lisbeth Salander que nous avions découvert dans le 1er tome de la trilogie.
Le début du roman comporte pas mal de rappels du 1er tome pour nous aider à ressituer les personnages, et c'est tant mieux car ce n'était plus tout frais dans ma mémoire puisque j'ai espacé
les lectures de 6 mois...Pour ceux qui enchaînent les tomes, ça peut cependant être un peu lourd.
J'ai beaucoup aimé le rythme intense et surtout la levée des mystères entourant le personnage de Lisbeth. Et puis comme dans le tome 1, tout se tient. Contrairement à certains polars un peu
légers, à aucun moment je me suis dit "là c'est vraiment tiré par les cheveux". Du coup, il faut quand même s'accrocher par moment car les personnages, surtout avec leurs noms suédois, peuvent un
peu se mélanger.
Bien évidemment, je lirai le 3ème tome de Millénium ! En espérant qu'il sera aussi bon, si ce n'est meilleur que les 2 précédents tomes !
Un mensonge presque parfait
Howard Roughan
janvier 2008
413 pages
4ème de couverture :
David Remler, célèbre psychothérapeute new-yorkais, est veuf depuis trois ans. Le jour où une belle et mystérieuse jeune femme, Samantha Kent, se présente à son cabinet, il en oublie toute
réserve professionnelle. Souffrant de l'emprise d'un mari manipulateur et, à bout de force, elle se déclare prête à aller jusqu'au meurtre pour retrouver sa liberté. Lorsqu'une nuit, elle appelle
David pour lui annoncer qu'elle est passée à l'acte, celui-ci se précipite chez elle sans réfléchir. Il découvre le corps du mari poignardé, mais Samantha a disparu sans laisser de traces... Pour
la police arrivée sur les lieux, il est le coupable idéal, d'autant que les indices s'accumulent contre lui. David comprend alors qu'il est tombé dans un terrible piège...
Howard Roughan vit dans le Connecticut. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Infidèle, salué à sa parution par de nombreux auteurs dont Bret Easton Ellis, et Un mensonge presque
parfait.
Mon avis :
Un peu dans la veine des polars d'Harlan Coben, ce roman est simple mais efficace.
Je n'ai pas réussi à lâcher ce livre pendant 3 jours, tellement pressée de savoir comment David Remler allait réussir à se dépêtrer de ce piège orchestré par une de ses patientes manipulatrice à
souhait...
Chaque fin de chapitre nous donne irrésistiblement envie de connaître la suite. C'en est presque agaçant quand on a quelque chose à faire après ou lorsqu'on veut s'endormir tout simplement !
Bon, parfois c'est un peu lourd et un peu rocambolesque, mais qu'importe, la mayonnaise prend facilement quand même.