Le Chat et les pigeons
Agatha Christie
1959
255 pages
4ème de couverture :
Que de remous dans ce pensionnat de jeunes filles renommé qu'est Meadowbank : des professeurs y trouvent la mort dans des circonstances qui dépassent l'entendement. Le coupable est-il un sadique,
ou un membre du personnel ? Les crimes sont-ils liés à la présence d'une jeune princesse orientale ? Y a-t-il une corrélation entre eux et un certain petit paquet de grande valeur qu'on n'arrive
pas à retrouver ?
Mon avis :
Aussi incroyable que cela puisse paraître à certains, je n'avais lu aucun Agatha Christie jusqu'à présent ! Un petit tour dans ma librairie préférée et une réédition dans la collection Livre de
Poche auront été l'occasion pour moi de combler cette (grave) lacune.
Le Chat et les pigeons est le 4ème roman écrit par Agatha Christie.
Le cadre : un collège anglais pour jeunes filles de la haute société. L'environnement est on ne peut plus British !
L'histoire commence tel un roman d'espionnage, loin du pensionnat : le prince Ali Yussuf est tué au Moyen-Orient. Celui-ci n'ayant pas d'héritier et craignant pour sa fortune en cas de mort,
avait pris soin de confier à son pilote privé, Bob, une partie de sa fortune sous forme de diamants. Le pilote lui-même prend soin de cacher dans les affaires de sa nièce, Jennifer,
elle-même en voyage d'été au Moyen-Orient, le précieux trésor.
A la rentrée, Jennifer arrive au pensionnat. Dans les semaines qui suivent, les crimes vont commencer.
L'enquête peut alors débuter !
Peut-être parce qu'on est habitué depuis à des intrigues beaucoup plus haletantes, je n'ai pas été franchement emportée par le roman. L'histoire manque un peu de dynamisme et j'ai eu peine à
entrer dans l'histoire.
De plus, l'intervention du fameux "Hercule Poirot" arrive à mon sens un peu comme un cheveux sur la soupe...
Cependant, j'ai été surprise par l'issu de l'intrigue. A aucun moment je n'avais démasqué le tueur !
Je renouvellerai pourtant avec plaisir l'expérience Agatha Christie, peut-être avec un roman un peu plus connu et reconnu.
Histoire de l'oubli
Stefan Merrill Block
janvier 2009
4ème de couverture :
Histoire de l'oubli raconte, des années 50 à la fin des années 90, l'histoire d'une famille frappée de génération en génération par une forme précoce de la maladie
d'Alzheimer. Seth, un adolescent surdoué, conscient que ses parents lui ont toujours caché les secrets du passé familial, se lance dans une véritable enquête sur ses origines. A quelques
centaines de kilomètres de là, Abel Haggard, un vieil ermite bossu, ne vit plus que de souvenirs, attendant le retour de sa fille dont il n'a plus de nouvelles depuis plus de vingt ans. Et si la
rencontre improbable de Seth et Abel parvenait à rompre l'engrenage de la malédiction? Fait de tragédie mais aussi d'humour et d'espoir, un grand livre plein d'émotion, qui ne vous lâche pas.
Mon avis :
Voilà un roman comme je les aime : dense, intelligent et émouvant.
Le thème principal de ce roman concerne la maladie d'Alzheimer, et plus particulièrement une variante très peu connue qui touche les jeunes adultes à partir de 30 ans.
Cependant, l'histoire telle qu'elle nous est livrée n'est absolument pas morbide.
Le roman est articulé autour de l'alternance de chapitres sur Seth, le jeune adolescent dont la mère tombe malade; l'histoire d'Abel et de son amour impossible pour sa belle-soeur; l'histoire
d'Isidora, ce pays imaginaire dont la légende se transmet de génération en génération; les informations scientifiques sur la maladie collectées par Seth.
J'ai beaucoup aimé chacune de ces parties, même si parfois, on aimerait que cela avance un peu plus vite.
L'histoire d'Abel est très poignante et le comportement de Seth prêt à tout pour sauver sa mère est remarquable.
Et puis par dessus tout viennent se mêler les lourds secrets de famille tels qu'on peut les retrouver dans les grandes sagas. Le lecteur comprend peu à peu quels sont les liens qui unissent les
personnages, mais le tout est subtilement amené.
Une bonne découverte pour ce roman écrit par un tout jeune romancier de 26 ans...
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique, organisée par Babelio.
Fascination, tome 1
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi
Mathias Malzieu
Mars 2005
169 pages
4ème de couverture :
Mathias, un jeune homme d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l'hôpital, il rencontre un géant qui l'aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l'invite à
un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l'imaginaire lui permettra de passer d'un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des
adultes.
Mon avis :
Les critiques de ce roman, écrit par le chanteur de Dionysos, sont excellentes partout (Fnac, Amazon, blogs...). Cependant, je n'ai franchement pas trouvé de réel plaisir à la lecture de cet
ouvrage.
L'histoire est triste et lugubre au possible et jamais on n'en sort. La libraire m'avait pourtant prévenue, mais là c'est trop.
Je m'attendais à me retrouver plongée dans un roman magique dans l'esprit "Edward aux mains d'argent", mais en fait non...Nous sommes bien dans un roman à cheval entre imaginaire et réalité
avec l'intervention du géant mais dans un thème bien trop grave et triste pour me faire rêver.
L'écriture est cependant très poétique et très belle, pleine de métaphores pour exprimer la douleur de la perte d'un être cher.
Comme cette écriture m'a quand même interpellée, je lirai probablement plus tard le second roman de Mathias Malzieu "La mécanique du coeur", en espérant qu'il soit moins déprimant !