Amis internautes et bloggeurs qui passez par là, ne soyez pas inquiets ! Je suis toujours vivante et j'aime toujours autant lire...
Effectivement, ma dernière critique date du 9 avril...et nous sommes le 27 mai...Rrrrrrrrgh !
Ce qu'il s'est passé entre temps ?
Et bien changement de travail :

Et arrivée à la maison d'un objet tant attendu !

Il n'en fallait pas plus pour me faire oublier l'espace de quelques semaines l'existence de mon blog...

Alors à venir dans les prochains jours la critique de "La fenêtre panoramique" de Richard Yates.
A bientôt !
La femme
du cinquième
Douglas Kennedy
septembre 2008
409 pages
4ème de couverture :
Jeté hors de chez lui par sa femme, loin de sa fille et renvoyé de son poste de professeur d'université, Harry Ricks n'a plus grand-chose à perdre. Réfugié à Paris, ses seules perspectives sont d'aller au cinéma et de tenir le plus longtemps possible avec ses maigres économies. Sans le sou, il découvre bientôt, lui l'intellectuel américain, une ville sordide, celle des marchands de sommeil, des clandestins et des combines louches. Aussi, quand il rencontre Margit, femme élégante et sensuelle, il plonge avec délice dans le jeu de séduction dont elle édicte les étranges règles. Un jeu troublant, plein de plaisirs, de mystères, et, ce qu'Harry ignore encore, de dangers…
Mon avis :
Pour moi, lire un Douglas Kennedy est un peu une sorte de valeur sûre lorsque l'on ne souhaite pas s'ennuyer dans le train à cause d'un mauvais choix de bouquin.
Comme à son habitude, Douglas Kennedy va nous raconter l'histoire d'un homme qui avait une vie de rêve et qui peu à peu va tout perdre pour ensuite rebondir. La descente aux enfers est, comme
dans d'autres de ses romans, bien pire que ce que l'on peut imaginer.
On rentre très facilement dans le roman et le style est simple et percutant. Harry devient très vite un personnage attachant qui va peu à peu vivre les pires galères lors de son installation à
Paris. Des mauvaises rencontres, des arnaques, des jobs asardeux...Un Paris très sombre s'offre à notre Américain (avec au passage quelques clichés sur la France...)
Puis vient enfin l'espoir avec la rencontre de cette femme énigmatique lors d'une réception mondaine.
L'histoire pourrait sembler totalement huilée et prévisible, sauf que rien ne se passe comme on s'y attend.
Et c'est là où je vais mettre un gros bémol. Autant j'ai beaucoup aimé la 1ère moitié du roman, autant la suite m'a plutôt laissée perplexe...Des invraissemblances et des rebondissements on ne
peut plus tirés par les cheveux...Je ne peux pas en dire plus au risque de dévoiler la fin, mais pour le coup, je n'ai pas trop adhéré...
Dommage car l'histoire aurait pu être bien mieux en prenant un autre chemin. J'en ressort avec un sentiment mitigé et un pointe d'agacement...J'ai un peu l'impression de m'être fait
"arnaquée".
La
trahison de Thomas Spencer
Philippe Besson
Janvier 2009
265 pages
4ème de couverture :
Ils ne sont pas frères, mais se disent jumeaux. Paul et Thomas sont, en effet, nés le même jour. Ce hasard les a rendus inséparables. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le Sud des
États-Unis, au fil de baignades inoubliables dans le fleuve Mississippi.
Les années 1950 sont, pour eux, un âge d or. La télévision, petite lucarne sur l extérieur, délivre les images toutes faites d une Amérique triomphante.
Les années 1960 ont le goût de la jeunesse. Paul et Thomas connaissent des heures inoubliables. Pendant longtemps, ils croient leur amitié inaltérable. Jusqu à leur rencontre avec Claire, une
jeune femme libre. Donc dangereuse...
Mon avis :
Philippe Besson, bien que très connu, est pour moi une découverte. Un livre bien écrit, simple et prenant à la fois.
Nous suivons Paul et Thomas durant 30 ans, en filigrane de l'histoire des Etats-Unis durant cette même période.
Comme le titre l'indique, point de suspence : Thomas va trahir Paul. Et c'est justement cette quasi connaissance de l'inéluctable qui rend d'autant plus forte cette histoire d'amitié
masculine.
On pourra reprocher à l'auteur quelques facilités en reprenant comme trame de fond l'histoire des Etats-Unis et surtout la guerre du Vietnam, déjà tant traitée par de multiples auteurs et
cinéastes. De ce point de vue, cela m'a un peu rappelé le film Forrest Gump...Mais ma foi, cela reste plaisant.
Une belle découverte qui me donne grandement envie de connaître le reste de l'oeuvre de Philippe Besson.
Tentation