Présentation

C'est moi !

Lire en musique

Visiteurs

Compteur

  undefined

 

 

Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 16:40

rey.jpgUn léger passage à vide
Nicolas Rey
182 pages
janvier 2010

4ème de couverture :

Camarade lecteur, amie lectrice, heureux de te retrouver. Franchement, si on m'avait dit que l'on se reverrait un jour, toi et moi. Bon, tu sais comment les choses se passent. Je ne vais rien t'apprendre. Entre notre date de naissance et notre date de décès, il y a quelques moments dingues, des mauvaises passes et puis tout le reste. J'ai retiré tout le reste pour t'offrir rien que des moments dingues et des mauvaises passes. Et des moments dingues, aussi. Et des mauvaises passes. Et ainsi de suite. Bien à toi. NR

Mon avis : 1.gif

Première entrée dans l'univers de Nicolas Rey...et probablement dernière !

En tête de gondole chez mon libraire, jolie couverture, premières pages qui m'interpellent...Et voilà comment je me suis retrouvée à débourser 17€ et à me précipiter chez moi, convaincue de passer un excellent moment de lecture...

Hélas non ! Ce livre est un condensé de tout ce que je déteste dans la littérature contemporaine.
Pas de véritable histoire, un héro/auteur névrosé évoluant dans un monde parisien où alcool et drogues dures son légion.

Il tente de s'en sortir avec l'arrivée de son premier enfant, cure de désintoxication, arrêt de l'alcool. Mais cet homme est déjà trop abimé par la vie.

Les chapitres d'à peine plus de deux pages s'enchaînent sans véritable logique ou progression, on titube, on se perd dans ces élucubrations égocentriques.

Quelques passage sont touchants, certaines phrases percutantes, mais globalement j'ai eu de la peine pour cet homme paumé incapable de prendre en main sa vie.

Le grand vide dans sa vie aboutit à un grand vide littéraire...

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Littérature française
Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 17:24

sartre2.jpgL'enfance d'un chef
Jean-Paul Sartre
130 pages
1939

4ème de couverture :

Fils de famille, Lucien Fleurier est à la recherche de lui-même : d'une enfance dorée et confortable aux révoltes de l'adolescence, de la bohème aux milieux d'extrême-droite, le jeune homme tente de connaître l'homme qui émerge en lui.

Mon avis : 4.gif

Cette nouvelle, écrite en 1939, est extraite du recueil "Le mur".

A la fois parodie du roman d'apprentissage typique de l'époque et véritable réflexion sur l'existence, nous sommes en plein dans le thème cher à Jean-Paul Sartre.

Nous suivons l'espace d'une centaine de page l'évolution du jeune Lucien de son enfance à son entrée dans l'âge adulte.

Il se questionne, doute, se perd. Qui est-il vraiment à part le fils unique d'un riche industriel ? Son destin est-il limité à la reprise de l'entreprise de son père ? A-t-il l'âme d'un chef ?

Lucien est plutôt un grand nigaud qui va passer son temps à se laisser influencer par les autres, par ses rencontres., se retrouvant même dans le lit d'un homme sans pour autant en éprouver le désir. Oui, mais pourquoi l'a-t-il fait ? Est-il certain de ne pas être homosexuel ?

Vient ensuite avec l'âge les questionnement politiques. Il décide, également suite à une rencontre, que pour exister, il faut dire que l'on n'aime pas les juifs.
A aucun moment on ne le sent convaincu de ses propres pensées, mais pour lui, penser c'est exister. N'est-ce pas cela le but de la vie ? Exister ?

Enfin, c'est du bon Sartre, facile à lire mais qui ne fait pas moins l'objet de questionnement personnels une fois le livre refermé.

Et pour 2€ aux éditions folio, pas de quoi s'en priver !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Littérature française
Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 21:19

zweigLettre d'une inconnue
Stefan Zweig
Septembre 2009
106 pages

4ème de couverture :

Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. L’être aimé objet d’une admiration infinie mais lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout. La voix d’une femme qui s’est donnée tout entière à un homme, qui jamais ne l’a reconnue.
Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu’elle touche au sublime.

Mon avis: 4.gif

Je pensais avoir tout lu de Stefan Zweig, et bien non ! Mon cher libraire a eu la bonne idée de dédier à cet auteur un présentoir et là, découverte !
Les éditions stock viennent de republier la nouvelle "Lettre d'une inconnue" avec une superbe préface d'Elsa Zylberstein.

A la fois horrible et sublime histoire d'amour, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle. Zweig a le don de traiter une fois encore les sentiments les plus intimistes, les sentiments qui peuvent déchirer une vie.

L'histoire : une adolescente à peine sortie de l'enfance qui tombe amoureuse de son voisin de palier, et qui au fil des années va lui vouer un véritable culte en le considérant comme son unique amour, quitte à en tomber dans la quasi folie.

Lui, Don Juan, ne la remarque même pas. Leurs chemins vont pourtant se croiser à plusieurs reprises, mais elle ne sera à ses yeux qu'une belle femme parmi tant d'autres.

L'amour fait des ravages, jusqu'à en provoquer la mort.

Cette lettre, écrite sous forme de confession / testament est superbe. Elle attend, en silence, meurtrie et rongée par cet amour à sens unique. Un amour masochiste diront certains...


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Littérature étrangère
Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 16:09

l-echappee-belle.jpgL'échappée belle
Anna Gavalda
Novembre 2009


4ème de couverture :

Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier dans un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adulte.
Léger, tendre, drôle, L’Échappée belle, cinquième livre d’Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.

Mon avis : 4-5.gif

Une très bonne petite nouvelle, parfaitement dans le style Anna Gavalda. Drôle, simple, tendre et émouvante.


Une petite gourmandise du dimanche après-midi à savourer avec le thé et les petits biscuits.

Trois frères et soeurs trentenaires doivent se rendre à un mariage mais une fois arrivés sur place, ils décident de ne pas y assister pour aller rejoindre le 4ème de la fratrie.

Une parenthèse enchantée va alors s'ouvrir pour ces quatre là l'espace d'une après-midi et d'une nuit, loin du quotidien et des préjugés.

Difficile d'en dire plus sans risquer de raconter toute la très courte histoire...Juste que la pharmacienne est à baffer !

De part le thème, cette nouvelle m'a un peu fait penser à "Une pièce montée" de Blandine le Callet. Il y avait aussi une Carine, une Lola, une Garance...

J'aurais juste aimé que la nouvelle se poursuive avec la réaction de la famille suite au retour de cette échappée, et tout particulièrement celle de Carine !

Je suis ainsi réconciliée avec Anna Gavalda qui si elle m'avait transportée avec "Ensemble c'est tout" m'avait profondément agacée avec "La consolante"...

Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Publié dans : Littérature française
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés