Mercredi 4 juin 2008
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Un chat nommé Darwin : Comment
un chat de gouttière a transformé un scientifique en être humain
William Jordan
Avril 2005
248 pages
4ème de couverture :
Célibataire endurci, William Jordan est convaincu de n'avoir besoin de personne pour être heureux... Ses certitudes sont ébranlées et sa vie à jamais transformée le jour où un gros chat roux
s'invite dans son jardin et lui mordille la main à l'ombre d'un bougainvillier. Lui, le scientifique qui a toujours considéré les animaux comme des objets d'étude, tombe sous le charme... II
adopte le chat et le baptise Darwin. Hélas, William découvre bientôt que Darwin est porteur d'un virus fatal. A mesure que le lien affectif grandit et que la santé du chat décline, cet homme
froid éprouve des émotions dont il ne se serait jamais cru capable. "Avec un chat, on ne communique pas mais on communie, se surprend-il à penser... Et peu importe aux neurones que l'être aimé
soit un humain ou un animal, le mécanisme est le même. Cette déclaration d'amour d'un homme à son chat est un livre tendre, drôle et émouvant. Une véritable leçon de vie.
Mon avis :
Amateurs et heureux maître d'un chat, ce livre est fait pour vous !
Darwin, chat de gouttière, entre un jour dans la vie de William, un scientifique "sans coeur" pour qui les animaux sont avant tout des objets de laboratoire.
Mais ce chat va être plus fort et va réussir à s'imposer dans la vie de cet homme et tous les deux vont apprendre à s'apprivoiser. Le scientifique va surtout découvrir que l'on peut avoir des
sentiments à l'égard des chats.
C'est drôle, touchant, émouvant et même parfois un peu triste.
Vous y reconnaîtrez certainement avec sourire le comportement de votre propre animal de compagnie. Pour vraiment apprécier ce roman, je pense qu'il faut avoir vécu dans l'intimité d'un chat ou
alors être très sensible aux animaux !
Un petit clin d'oeil à mon chat Tigrou, qui lui aussi est roux comme le Darwin du roman
Ce livre a été lu dans le cadre du challenge "Nom de la Rose"
Vendredi 30 mai 2008
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Le
treizième conte
Diane Setterfield
Décembre 2006
567 pages
4ème de couverture :
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son
imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un
voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas
au récit de Vida. Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...
Mon avis :
Peut-être parce que je n'avais lu que des avis très élogieux sur ce livre, j'ai eu une pointe de déception...
Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus époustouflant et incroyable. Car lorsqu'on y réfléchit, l'histoire est assez banale.
Néanmoins, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce roman très "romanesque", ambiance 19ème siècle.
Nous avons une grande demeure bourgeoise, des domestiques, des feux qui crépitent dans la cheminée d'une bibliothèque boisée remplie d'oeuvres des soeurs Brontë. J'avais juste envie de me
trouver dans le salon de Vida Winter pour qu'elle me raconte son histoire à la place de Margaret, la biographe !
Ce livre m'a parfois fait penser à "L'ombre du vent" de Carlos Zafon.
Par contre, c'est bizarre, mais je suis persuadée que l'on apprécie encore mieux ce livre en plein hiver. Le côté sombre, froid et fantômatique donne envie de se mettre au chaud sous la
couette...
Une chose est cependant certaine : ce livre vous déconnectera bien !
A ne pas louper, le superbe site consacré au roman (en anglais) On y retrouve toute l'atmosphère magique !
http://www.thethirteenthtale.com/
Vendredi 15 février 2008
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La
Nuit de l'Oracle
Paul Auster
235 pages
janvier 2006
4ème de couverture :
Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie. Mais il est accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de ne pas retrouver l'inspiration. Un matin, il
découvre une nouvelle papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une captivante
histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve les plus dangereuses surprises... Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque
de l'improvisation et de la maîtrise : La Nuit de l'oracle précipite le lecteur au coeur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l'imaginaire n'était
rien d'autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou pire encore, son origine.
Mon avis :
Paul Auster est pour moi une découverte, et quelle découverte !
J'ai longtemps boudé cet auteur en pensant - je ne sais pas pourquoi d'ailleurs- qu'il était ardu.
Il s'agit donc du premier roman de Paul Auster que je lis, et j'ai tout simplement été sous le charme : l'histoire (ou plutôt les histoires) est captivante, l'écriture est agréable, les
errances dans New York sont très visuelles et les personnages semblent sortir du livre.
Dès le début , la plongée dans la création littéraire avec ce petit carnet bleu portugais tient une place très importante et amène le héros du roman à se poser des questions sur le " pourquoi
écrit-on ? ".
Et d'ailleurs, en parlant de héros, qui est-il vraiment ? Celui qui écrit ? Celui que l'auteur a créé ? Paul Auster lui-même ? Ce genre de question et de thème peuvent sembler sans intérêt
pour nous lecteur, mais c'est en fait tout le contraire. En effet, ce ne sont pas de simples angoisses d'écrivains (la fameuse angoisse de la page blanche) mais plutôt des angoisses sur la
vie, le destin, le hasard...
La construction du roman est également toute particulière et c'est ce qui participe à son charme et son originalité : l'histoire à l'intérieur de l'histoire qui elle-même intègre une autre
histoire...
Mais rassurez-vous, le lecteur n'est jamais perdu (sauf peut-être parfois par les notes de bas de page qui se poursuivent sur plusieurs pages. Il faudrait presque 2 marques pages : ceux qui
l'on lu en version poche me comprendront !!)
Plongez-vous sans hésitation dans cet univers où imaginaire et réalité se mélangent pour ne former plus qu'un.
Une petite biographie de l'auteur a été faite chez Flo.
Lundi 4 février 2008
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Lady
Susan
Jane Austen
115 pages
Mai 2006
4ème de couverture :
Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une
coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière,
dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.
Mon avis :
Au travers de ce bref roman épistolaire, Jane Austen nous invite à découvrir Lady Susan, veuve trentenaire orgueilleuse et sans scrupules. Elle est prêt à tout pour se remarier et surtout
pour marier sa fille de 16 ans, le tout sous le regard agacé de son beau-frère et de sa belle-soeur.
L'écriture austinienne est un véritable régal. Les personnages sont piquants et admirablement décrits.
Quel bonheur de se plonger dans cette écriture délicate et désuète !
La suite sera pour moi "Orgueil et Préjugés", of course !
Lu dans le cadre du défi 2008 :