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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 11:52

ishiguro.jpgAuprès de moi toujours

Kazuo Ishiguro

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Nous sommes en Angleterre, dans les années 90. La narratrice, Kath, nous raconte alors son enfance et adolescence dans un pensionnat "idyllique" avec ses deux amis proches, Ruth et Tommy.

 

Dans ce pensionnat, les enfants sont sur protégés et leur bien-être prime avant tout. Ils sont décrits et considérés comme des êtres à part. Mais le lecteur le devinne rapidement, il y a quelque chose qui cloche dans tout ça.

 

Qui sont ces enfants? Pour quelle raison les a-t-on réunis là?

 

Difficile d'en dire plus sans dévoiler le fond de l'histoire, qui nous sera révélé petit à petit, par petites touches.

 

Ce n'est pas du tout un roman construit comme un livre à suspens, mais à chaque page, j'ai été avide de connaître la suite.

 

Il y a finalement peu d'action, mais on ne s'ennuie pas une seconde.

 

Le livre est extrêmement bien écrit et la construction mêlant flash back, reconstitution de la mémoire et vie actuelle est admirable.

 

On en sort quand même pas mal dérouté, perplexe devant cette vision de l'Homme qui nous est exposée.

 

A noter que si l'auteur porte un nom japonais, il rien a rien de japonais dans ce roman puisque l'écrivain est un pur produit britanique.

 

Un film a également été adapté de ce roman sous le titre de "Never let me go".

 

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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 16:57

neige.jpgNeige

Maxence Fermine

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Nous sommes au Japon, à la fin du 19ème siècle. Yuko est un jeune déterminé.

Il ne sera ni prête ni guerrier comme le souhaite son père, mais poète. Il veut écrire des haikus, ces poèmes en 3 vers et 17 syllabes.

Il va parcourir un long voyage à travers les montagnes du Japon pour se former auprès d’un maître renommé.

La neige le fascine et tous ses poèmes sont blancs, limpides. La rencontre avec le maître va le mener petit à petit vers la couleur, lui étendre son horizon.

L’histoire est simple et pour tout dire, il ne se passe pas grand-chose. Mais qu’est-ce que c’est beau, aussi bien dans le fond que dans la forme.

Une pause lecture totalement zen !

Il paraît que "Le violon noir" du même auteur est très bien également

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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 13:27

le-voisin.jpgLe voisin

Tatiana de Rosnay

Avril 2010

 

Mon avis : 4.gif

 

De Tatiana de Rosnay, je connaissais "Elle s'appelait Sarah", que j'avais adoré et "Boomerang" qui m'avait franchement ennuyé.

Comme quoi il ne faut jamais rester sur une impression négative !

 

"Le voisin" est un roman hyper captivant, très bien mené et que l'on dévore littéralement en quelques heures. Un bon thriller psychologique, même si parfois les ficelles sont un peu grosses.

 

Colombe est une jeune femme mariée, mère de jumeaux de 11 ans, un peu engluée dans une vie "petite bourgeoise". Elle travaille à mi-temps en temps que "nègre" chez un éditeur et passe le reste de ses journées dévouée à sa petite famille, en s'oubliant largement au passage.

Son mari n'est pas souvent là, pris par ses nombreux déplacements professionnels.

 

Tout bascule le jour où la famille aménage dans un nouvel appartement. L'appartement est charmant mais dès les premiers jours, l'enfer va commencer pour Colombe. Les nuits, enfin juste les nuits durant lesquelles le mari de Colombe n'est pas là, le voisin du dessus va se livrer à du tapage nocturne répété. Musique à fond, meubles qu'il déplace...

Colombe va en perdre le sommeil. Personne ne la croit, puisque ce voisin médecin est "si adorable" ! Et son mari ? Il la prend pour une folle car il n'entend jamais rien...

 

Sa vie tranquille et monotone est définitivement rompue...

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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 16:22

Apprendre-a-prier-a-lere-technique.jpgApprendre à prier à l’ère de la technique

Gonçalo M. Tavares

2010

 

Mon avis : 5.gif

Grand auteur, grand roman, grande découverte ! Surtout ne pas se fier au titre pas très fun et encore moins à la quatrième de couverture.

Tavares est quasi inconnu en France, si ce n’est par ce roman, qui a obtenu le prix du meilleur livre étranger Hyatt Madeleine  2010. Et chez les deux principaux libraires lillois, il faut soit le commander soit faire preuve d’une très grande souplesse dorsale pour trouver le précieux tout en bas des rayons…

 

« Apprendre à prier à l’ère de la technique », est en fait le dernier tome d’une quadrilogie intitulé « Le Royaume », mais l’on peut tout à fait lire ce roman sans connaître les autres, ce qui est mon cas.

Un mot me vient après cette lecture : saisissant !

Lenz Buchmann est chirurgien dans un pays non identifié (Allemagne ?) à une époque non précisée (probablement au 20ème siècle). Mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est Lenz lui-même, homme froid, largement dépourvu de sentiments, avec des comportements hors de toute « bonne » morale. Il opère avec sa main sacrée, mais ne venez pas lui parler de remerciement de patient lorsqu’il a sauvé une vie. Opérer, c’est pour lui un acte purement technique, le corps est une machine qu’il arrive à dominer avec jubilation.

Et puis un jour, à un enterrement, une évidence lui saute aux yeux : le maire de la ville est une personne hautement respectée, à qui tout le monde va serrer la main, qui d'office se place au-dessus des autres. C’est décidé : il fera de la politique. Le corps deviendra le peuple et il se lancera dans une stratégie minutieuse pour arriver à ses fins.

L’image du père militaire servira de guide, ne pas être faible comme son frère aîné ou sa mère sera ce qu’il faudra bannir. Etre au dessus du lot, être digne de porter le nom des Buchmann.

Seules la technique et la maîtrise ont grâce à ses yeux ; mais la nature n’est cependant jamais loin…

Tavares a le génie de contenir cette violence latente, de placer le lecteur en spectateur sans jamais juger. Seuls les titres de chapitre, sous forme d’aphorisme, nous orientent vers un commentaire possible.

Un livre d’une construction étonnante, qui se laisse lire très facilement et qu’on ne peut lâcher. Mais surtout un roman qui amène à réfléchir et que je considère un peu comme un OVNI littéraire !

En cours de lecture, le précédent roman de cet auteur : « Jérusalem »

 

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